En matière d'allergie aux pollens, il existe différents types de traitements. Si certains sont curatifs (c'est la désensibilisation), d'autres permettent de soulager rapidement les symptômes des patients. Le point sur les traitements symptomatiques.
Traitements symptomatiques
Les antihistaminiques
Ces médicaments s'opposent aux effets de l'histamine, substance inflammatoire libérée au cours de la réaction allergique. Ainsi, les anti-histaminiques par voie orale soulagent, en diminuant l'inflammation allergique et en réduisant les symptômes de la pollinose (rhinite, conjonctivite, urticaire).
Aujourd'hui, certains médicaments anti-histaminiques sont vendus sans ordonnance, permettant aux patients d'être soulagés momentanément avant de consulter un médecin.
Les traitements locaux
Selon les symptômes observés, ils s'administrent dans le nez, les yeux ou les bronches.
Le nez : sérum physiologique, spray nasal d'anti-inflammatoire ou de cromoglycate de sodium.
Les yeux : collyres antiallergiques de cromoglycate de sodium.
Les bronches : broncho-dilatateurs, corticoïdes, anti-inflammatoires locaux.
Les antidégranulants
Ces médicaments s'utilisent sous forme de spray nasal ou de gouttes pour les yeux.
Ils bloquent la libération de certains médiateurs de la réaction allergique.
Les corticoïdes
Ce sont de puissants anti-inflammatoires qui s'emploient fréquemment sous forme de spray nasal ou dans le traitement de l'asthme.
Des cures courtes de corticoïdes (7 jours maximum) sous forme de comprimés sont parfois conseillées dans des formes sévères de l'allergie pollinique.
Il est aujourd'hui déconseillé d'utiliser des corticoïdes à action retardée par voie injectable.
A lire
« Le guide des allergies aux pollens », Dr Pierrick Hordé, éditions Flammarion.
05/04/2005
Isabelle Eustache

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