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Hémorroïdes, une douleur mal placée !

Thèmes Santé -> Médication familiale
publié le 24/10/2006

Hémorroïdes, une affection fréquente et douloureuse


Les hémorroïdes sont des affections assez courantes chez l’adulte.
La constipation (en raison des efforts qui l’accompagnent), la grossesse (à cause de l’hypertension qu’elle entraîne) et une prédisposition héréditaire représentent des facteurs favorisants.

La dilatation anormale des veines (ou varices) qui entourent l’anus est permanente ou transitoire et se situe soit dans la partie haute du canal anal, soit dans sa partie basse au niveau de l’anus. Elles sont ainsi respectivement nommées : hémorroïdes internes ou externes.
Elles entraînent des désagréments variables, pouvant aller jusqu’à des douleurs intenses et des saignements.




Des douleurs très vives

Les hémorroïdes n’entraînent pas systématiquement des troubles, mais dans le cas contraire, les symptômes sont caractérisés par des douleurs et / ou des saignements.

La douleur peut être représentée par une sensation de pesanteur au niveau de l’anus qui est due à une inflammation locale de la veine dilatée (anite hémorroïdaire). Lorsqu’elle est violente et insupportable, il s’agit généralement de l’étranglement d’une veine : trop gonflée, elle forme une excroissance à l’extérieur de l’anus (procidence hémorroïdaire). La formation de caillots sanguins à l’intérieur de la veine peut également induire de vives douleurs (thrombose hémorroïdaire) avec un gonflement de la veine qui prend une coloration bleutée et devient dure au toucher.




Des saignements bénins mais gênants

Les saignements ou rectorragies hémorroïdaires, sont dus à des lésions des petits vaisseaux sanguins qui irriguent l’anus et qui sont en contact avec la zone variqueuse. De couleur rouge vif, ils sont généralement peu abondants mais déclenchés en allant aux selles.




L’examen proctologique est essentiel

Cet examen permet le diagnostic des hémorroïdes. Il comprend un touché rectal, l’examen du bord de l’anus et une anuscopie (examen de l’anus à l’aide d’un tube muni d’un système optique). Se contenter de prescrire ou de demander des médicaments n’est pas suffisant.
L’anuscopie est indispensable car toute anomalie au niveau de l’anus (saignements, douleurs, irritations, grosseurs) peut révéler de nombreuses maladies, dont certaines sont très graves comme un cancer colorectal par exemple ! L’examen permet d’établir un diagnostic précis et d’entreprendre rapidement une prise en charge adaptée, évitant l’aggravation et augmentant les chances de guérison.



Quand faut-il se faire traiter ?

Dès qu’elles entraînent une gêne importante avec douleurs et saignements abondants.

Le médecin doit, en première intention, s’assurer que les hémorroïdes ne cachent pas d’autres affections sous-jacentes : maladies vénériennes ou cancer.

Par la suite, si un traitement s’avère nécessaire, il faut savoir que les médicaments existent, mais qu’ils ont une efficacité modérée. Quant aux traitements en ambulatoire (petites chirurgies : piqûres, ligatures), leurs indications sont limitées. Seule l’intervention chirurgicale peut guérir définitivement des hémorroïdes, mais il est préférable de choisir cette solution uniquement lorsque les hémorroïdes induisent des troubles importants.




Des traitements variés : médicamenteux, locaux, en ambulatoire ou chirurgical

La prise en charge médicamenteuse associe généralement plusieurs types de substances : des laxatifs contre la constipation, des anti-inflammatoires et des médicaments destinés à améliorer la circulation sanguine et la tonicité des veines (comme les veinotoniques).

Les traitements locaux sont représentés par des pommades à appliquer au niveau des hémorroïdes, à base d'antiseptique pour prévenir l'infection et d'anesthésique pour calmer la douleur.

Les petites chirurgies en ambulatoire nécessitent une hospitalisation de très courte durée : juste le temps de l'intervention puis le patient retourne chez lui le jour même. Il s'agit toujours de petits traitements chirurgicaux comme : l'injection de substances sclérosantes dans les varices, la ligature de la base de l'hémorroïde (provoquant peu après son dessèchement puis sa tombée) ou la cryothérapie (application de froid pour détruire l'hémorroïde).




L’hémorroïdectomie

C’est l’intervention chirurgicale proprement dite qui consiste en l’ablation des hémorroïdes. Elle se pratique en cas d’échec des autres traitements ou dans les cas les plus graves : hémorroïdes volumineuses, extériorisées avec des saignements faciles et abondants.

L’ablation, ou hémorroïdectomie, s’effectue sous anesthésie générale. Juste après l’intervention, les douleurs peuvent être encore plus ou moins fortes. La surveillance et des soins assidus sont alors indispensables. Pendant une dizaine de jours, le patient est sous laxatifs huileux pour faciliter le passage des selles, car toute dilatation importante de l’anus est à éviter. Trois à six semaines sont habituellement nécessaires pour obtenir une cicatrisation complète.

Il est inutile de souffrir d'hémorroïdes ! Des aides médicamenteuses existent et en cas d'échec, la chirurgie apporte des solutions allant jusqu'à guérir définitivement cette affection.
Par ailleurs, même si les saignements sont généralement bénins et peu abondants, la consultation et un examen approfondi de l'anus, du rectum et du côlon sont indispensables pour exclure notamment, l'hypothèse d'un cancer de l'un de ces organes.




23/10/2006
Isabelle Eustache
Source : e-sante.fr

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