Si la colère est parfois inévitable, la manière de la gérer peut évoluer ! On peut, en travaillant, accepter sa colère et s'en servir comme d'une énergie utile, et non plus destructrice envers soi ou envers l'autre. Pour cela, il faut :
oser la reconnaître. Tout le monde a le droit d'être en colère. Ce qui est interdit, c'est la violence. Et ce sont deux choses totalement différentes ;
oser en parler avant qu'elle monte trop haut. En effet, on peut se retenir un peu, mais si la colère monte encore, elle risque d'exploser subitement !
savoir fuir, non pour tourner la page, mais pour revenir en étant capable d'en parler sans violence envers l'autre.
Et pour ceux qui ont du mal à reconnaître leur colère :
l'identifier, ne plus dire « moi, je ne suis jamais en colère », car je ne suis peut-être jamais violent, mais intérieurement, ma colère peut être très présente !
s'entraîner à exprimer sa colère avec des mots : dire « je suis en colère »… et c'est souvent difficile au début quand on se considère comme un grand calme !
Et pour tous, il est bon d'apprendre à dire sa colère sans agresser l'autre. Cela revient à parler de son ressenti : « Je me sens en colère car pour moi, c'est difficile d'attendre un coup de téléphone qu'on m'a promis pendant deux heures ». Et puis, exprimer des besoins : « pour me sentir bien, j'ai besoin d'être tenu au courant de ce qui se passe… » Ainsi, on exprime ses émotions et l'on donne à l'autre des pistes pour que la situation qui a déclenché cette colère ne se reproduise pas.
Finalement, la colère est une émotion inévitable sur laquelle nous avons tous beaucoup à apprendre pour la rendre constructive au lieu d'être destructrice !
Quelques livres à lire sur le sujet « La colère, cette émotion mal-aimée », de Serge et Carolle Vidal-Graf aux éditions Jouvence.
« La force des émotions », de François Lelord et Christophe André aux ditions Odile Jacob.
« Les mots sont des fenêtres ou des murs », de Marshal Rosenberg aux éditions Jouvence.
02/05/2005 Dr Catherine Solano
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