Les implants dentaires, des prothèses fixes
L'implant est introduit dans l'os de la mâchoire où il se substitue à la racine naturelle.
Il peut répondre à plusieurs cas de figure, qu'il manque une ou plusieurs dents ou encore toute une série de dents voisines, en cas d'édentation postérieure (absence de la dernière molaire), d'absence de presque toutes les dents ou de mâchoires complètement édentées.
Seul le chirurgien dentiste implantologiste sera à même de définir à partir de l'interrogatoire médical, de l'examen clinique et des examens complémentaires (bilan sanguin, clichés panoramiques et rétro-alvéolaires, guide chirurgical, scanner…) si la mise en place d'un implant dentaire est possible.
Les principaux avantages des implants dentaires :
Esthétique : un implant dentaire est pour ainsi dire un sosie de la dent naturelle.
Prothèse fixe et durable.
Les dents voisines en bonne santé sont épargnées et stabilisées.
Très bonne tolérance (biocompatibilité).
La technique
Ella a été mise au point dans les années 1950 par un chirurgien suédois et repose sur la mise en place d'une racine artificielle en titane dans l'os, sur laquelle on fixera une prothèse fixe.
Cette intervention se déroule généralement en trois étapes :
Mise en place de l'implant dentaire : sous anesthésie locale, le praticien incise la gencive et prépare un logement dans l'os. Ensuite, il visse ou insère l'implant dentaire, referme la gencive et laisse se réaliser la cicatrisation osseuse. Cette phase d'attente, appelée "mise en nourrice", a pour but de permettre la cicatrisation de l'os autour de l'implant : c'est l'ostéointégration.
Pose du pilier de cicatrisation : après une période variable, de six semaines à six mois selon les cas, on vérifie que l'implant dentaire est ostéo-intégré (soudé à l'os). Si c'est le cas, l'implantologiste poursuit la séquence thérapeutique qui consiste à poser un pilier de cicatrisation.
Sous anesthésie locale la gencive est alors incisée pour permettre la mise à jour de l'implant dentaire. Le pilier en titane va être vissé dans l'implant. Cela permet de relier l'implant dentaire dans un premier temps à une prothèse provisoire. Et permet aussi à la gencive de cicatriser autour de la structure qui servira à porter le matériel prothétique définitif.
Mise en place de la prothèse définitive : une empreinte est prise pour visualiser et réaliser la future prothèse définitive en laboratoire. Une fois achevée par le prothésiste, la prothèse définitive est essayée par le praticien, qui, s'il est satisfait, la scellera ou la vissera.
Il est à noter que lorsque les examens initiaux ont indiqué un déficit osseux sur la zone à implanter, certaines techniques chirurgicales peuvent être proposées (greffe d'os, comblement des sinus, etc.).
04/08/2006
Dr Sophie Emmanuelli
Source : e-sante.fr
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