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Les règles un phénomène naturel signe de féminité

Thèmes Santé -> Femme
publié le 02/03/2005
Phénomène physiologique naturel, les règles se matérialisent par un sang rouge, fluide et sans caillot, qui s’écoule doucement et de façon indolore par le vagin. Elles sont le seul signe visible – et la phase initiale – du cycle menstruel qui va du premier jour des règles aux règles suivantes. "Cet état marque la fin du cycle menstruel normal de 28 jours, au cours duquel aucune grossesse ne s’est développée. C’est la conséquence de l’action des estrogènes et de la progestérone sur la muqueuse (l’endomètre) qui tapisse l’intérieur de la cavité de l’utérus", explique le Pr Michel Delcroix, président de l’Appri*.

Cette étape très importante commence à l’adolescence, période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, avec la puberté et son lot de transformations physiques et psychologiques. On continue de grandir, le bassin s’élargit. Des poils naissent sous les bras et sur le pubis. La poitrine se développe. Les organes sexuels commencent à fabriquer des hormones. Et lorsqu’ils arrivent à maturité, les premières règles apparaissent. Celles-ci surviennent de plus en plus tôt. "Au début du siècle, elles se produisaient entre 13 et 15 ans. Aujourd’hui, plutôt entre 11 et 13 ans. La précocité est plus fréquente dans les milieux les plus favorisés et les régions à climat tropical ou tempéré."

Le cycle menstruel "moyen"

"Après les règles, le cycle poursuit sa phase dite folliculaire, qui dure jusqu’au 14e jour et durant laquelle seuls les estrogènes sont sécrétés. Ils favorisent la fabrication, au niveau du col de l’utérus, d’une glaire qui, en cas de rapports sexuels, va aider les spermatozoïdes à remonter du vagin vers l’utérus et les trompes. La muqueuse utérine, qui s’est désagrégée et vient d’être éliminée par les règles, se régénère, s’épaissit et se gorge de sang en vue d’une éventuelle grossesse. Au milieu du cycle, le 14e jour, l’ovaire expulse un ovule dans la trompe utérine : c’est l’ovulation. Du 15e au 28e jour, lors de la phase, dite progestative, il y a sécrétion d’estrogènes et de progestérone. Ensemble, ils permettent aux cils et aux muscles de la trompe de conduire les spermatozoïdes vers l’ovule et à la muqueuse utérine d’accueillir l’ovule s’il est fécondé : elle est apte à la nidation. S’il n’y a pas fécondation de l’ovule par un spermatozoïde, la sécrétion de progestérone est interrompue ; l’endomètre s’atrophie, se détache, tombe comme une peau morte, entraînant avec lui du sang et des débris muqueux ; ce sont les règles qui marquent le début d’un cycle nouveau."

Les premières règles arrivent à n’importe quel moment. "Elles se signalent par des petites taches de sang brunâtre sur le slip, par la sensation gênante d’être mouillée, à l’origine de peur ou d’embarras si la jeune fille n’est pas informée." Avec l’expérience, il est facile

de prévoir leur venue. Normalement régulières, elles surviennent toutes les quatre semaines. Cependant, certaines jeunes filles peuvent avoir des cycles plus ou moins longs (de 21 à 35 jours) et la date d’ovulation est alors décalée. Ce flux menstruel dure généralement entre trois et cinq jours. Si son abondance peut varier d’une femme à l’autre, elle reste faible (50 à 60 millilitres environ) et ne provoque pas d’anémie si l’alimentation est variée et suffisamment riche en fer. La femme est ainsi réglée pendant près de 40 ans de sa vie, jusqu’à l’apparition de la ménopause, l’arrêt du fonctionnement des ovaires, vers 52 ans en moyenne.

Les petites irrégularités…

Au cours des deux premières années, les règles peuvent être très irrégulières. L’ovulation n’a pas forcément lieu et les saignements sont seulement la conséquence des variations hormonales. Restez patientes. Le corps s’organise peu à peu. Une fois que le système est en place, des règles irrégulières peuvent avoir d’autres significations : grossesse compliquée, dystrophie ovarienne, préménopause ou simple péripétie causée par une contrariété, un déménagement, un voyage, un stress… "À moins d’être enceinte, une contraception adaptée rétablira le déséquilibre hormonal en créant un cycle artificiel rendant les règles régulières."

L’absence totale

Il y a aménorrhée lorsque les règles sont absentes, depuis plusieurs cycles, sans état de grossesse ou de ménopause. Il n’y a ni sécrétion estrogénique ni maturation de l’endomètre. Parlez-en à votre médecin afin d’en déterminer la cause. "Si c’est une aménorrhée primaire – la jeune fille n’a toujours pas ses règles alors qu’elle a dépassé l’âge de la puberté – il est nécessaire de faire un examen plus approfondi pour écarter une anomalie congénitale. Dans la plupart des cas, ce sont des aménorrhées secondaires (absence des règles depuis plus de trois mois chez une femme antérieurement bien réglée). Elles peuvent être d’origine hypophysaire (adénome à prolactine qui entraîne une galactorrhée) ou psychogène – elles sont alors liées à un gros choc psychologique affectif, à un trouble du comportement alimentaire de type anorexie, un surmenage intellectuel ou une pratique sportive trop intense. Elles peuvent aussi avoir une origine utérine (par sténose du col de l’utérus ou synéchie après curetage ou IVG) ou ovarienne (par dystrophie ou hypoplasie des ovaires)."

Trop précoces

Si les règles apparaissent entre huit et dix ans, la puberté est anormalement précoce. Cette précocité peut être héréditaire. Dans le cas contraire, prenez rendez-vous avec le pédiatre. L’hypophyse est peut-être en cause. Cette glande endocrine, située à la base du cerveau, commande le fonctionnement des ovaires et donc le cycle menstruel. L’origine peut aussi être ovarienne (kystes ou tumeur).

L’abondance : question d’hormones

Que les règles soient trop ou pas assez abondantes, c’est sans gravité. Dans le premier cas, il s’agit d’un déséquilibre hormonal par manque de progestérone, entraînant un développement exagéré de la muqueuse utérine. Un traitement progestatif sera prescrit. Le second traduit une maturation de l’endomètre qui s’atrophie. Plus il va s’atrophier, moins il va desquamer. "Très souvent, ce sont les pilules faiblement dosées qui provoquent cette situation. En redonnant une pilule normalement dosée, la muqueuse va se régénérer." Quoi qu’il en soit, restez vigilantes. Dès que les règles deviennent plus abondantes, trop décalées ou lorsqu’il y a des caillots, signalez-le à votre médecin.

Ne négligez pas le syndrome prémenstruel

Avant le début des règles, des douleurs mammaires et abdominales peuvent se manifester. "Elles irradient souvent vers le bas-ventre et le vagin. De type spasmodique ou lancinant, ces symptômes s’accompagnent de nombreux autres troubles : nausées, maux de tête, vertiges, tension des seins, constipation, crise d’acné, rétention d’eau, prise de poids. Des troubles de l’humeur sont parfois associés : nervosité, hypersensibilité, agressivité ou grande susceptibilité… Trois femmes sur quatre sont touchées, au cours de la semaine qui précède les règles. Soignez votre alimentation. Buvez beaucoup pour éliminer. Faites du sport. Il réduit le stress et la déprime en libérant des endorphines. Si les douleurs persistent, demandez conseil à votre médecin. Il vous prescrira un traitement anti-inflammatoire, antalgique ou à base de progestatifs."

Hygiène : les bons gestes

Les règles ont parfois une odeur désagréable à cause de l’oxydation du sang. Cependant, s’il est nécessaire d’avoir une bonne hygiène, n’en faites pas trop ! La sphère et la flore génitales savent préserver l’équilibre microbien. Évitez les produits irritants. Utilisez des savons spécifiques pour la toilette intime. Ne vous lavez pas plus de deux fois par jour. Sinon, vous risquez de modifier le milieu vaginal. Les douches vaginales sont à proscrire. "En dehors ou pendant les règles, les injections favorisent le reflux sanguin vers le haut et ainsi une affection nommée endométriose. Une endométriose entraîne des douleurs abdominales rythmées par les règles, des kystes sur la muqueuse utérine, le muscle utérin, les trompes, les ovaires, le péritoine… Si vous utilisez des tampons, ne les laissez pas trop longtemps en place. Changez-les souvent, au moins deux fois par jour. Moins l’air circule, plus les germes anaérobies vont se développer. Idem pour les serviettes périodiques. Le petit film plastique qui évite de tacher augmente la température… Quant aux rapports sexuels, si aucune raison médicale ou physiologique ne les déconseille, il faut vous protéger, car le risque encore plus grand de transmission d’un microbe ou du sida est bien réel. Il faut conseiller à toutes les jeunes filles de mettre leur partenaire dans l’obligation d’utiliser un préservatif pour éviter tout partage de germes, virus ou bactéries qui ont pu être contractés sur d’autres muqueuses, conclut le Pr Delcroix. Dès qu’il y a activité sexuelle, prévoyez également un moyen de contraception pour éviter toute grossesse surprise. Plus on est jeune, plus la fécondité est grande…"

Clarisse Nénard

*Appri (Association périnatalité prévention recherche information), Appri-EPSM des Flandres, 790 route de Locre, 59270 Bailleul, tél. 03 28 41 14 83, fax 03 28 41 08 56.

e-mail : mhdelcroix@wanadoo.fr site Internet : www.asso.appri.fr

** La jeune fille naît avec, dans ses ovaires, un stock d’ovules formés au 5e mois de sa vie intra-utérine

Les organes génitaux

Les organes génitaux se trouvent dans le petit bassin (pelvis) entre vessie (à l’avant) et rectum (en arrière). L’utérus comprend un corps (creusé d’une cavité et constitué d’une puissante masse musculaire, le myomètre, recouverte d’une muqueuse, l’endomètre), un col qui communique avec le vagin et deux trompes qui relient les ovaires à la cavité utérine. C’est le vagin, ouvert sur l’extérieur par la vulve, qui permet les rapports

Source  : Bien-être et Santé
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