FORUM SANTE BLAISE ET DER PHARMACIE DU DOME
2 et 4, rue Notre-Dame et 1, rue Pernot
52130 WASSY
Tél : 03 25 55 34 41 lignes groupées
Fax : 03 25 55 79 92
Accueil  |  Inscription  |  F.A.Q. - Aide

Recherche :   
Mise à jour : 22 May 2012
VOTRE PHARMACIE
PROMOTIONS
COMMUNIQUER
INFORMATIONS
MON COMPTE
THèMES SANTé
Actualités
Santé
Médication familiale
Diététique et santé
Sécurité alimentaire
Femme
Enfant
Homme
Psychologie - sexologie
Environnement

 
GUIDES PRATIQUES
Diététique
Analyses et examens
Symptômes et maladies

 
CONNEXION
ou
Un test de l'haleine pour dépister le cancer ? 

Thèmes Santé -> Santé
publié le 07/12/2010

Aussi simple qu'un alcootest

Une étude menée par les chercheurs de l'Institut technologique Technion d'Israël avait déjà montré qu'un test de l'haleine pouvait être utile dans la détection du cancer du poumon. Une nouvelle étude publiée dans The British Journal of Cancer vient de confirmer que le test de l'haleine, simple d'utilisation et aussi économique qu'un alcootest, permettait de détecter la présence des principaux cancers (cancer du poumon, du sein, des intestins et de la prostate).

Un nez artificiel pour détecter les cancers

L'étude, basée sur 177 volontaires, malades ou non, a montré qu'un "nez artificiel" pouvait non seulement identifier les patients atteints d'un cancer mais aussi identifier le type de cancer présent, quel que soit l'âge et le sexe du patient. Saugrenu ? Pas vraiment. La croissance tumorale s'accompagne en effet de modifications des gènes et des protéines, qui peuvent entraîner l'émission de composants organiques volatiles (COV) repérables dans l'haleine. Les nanocapteurs, reproduisant artificiellement "un nez", sont tout à fait capables de détecter ces COV.

Ne pas dépister trop et trop tôt

Un test de l'haleine présente évidemment de nombreux avantages : non invasif, rapide et peu coûteux, il pourrait devenir un outil de dépistage mais aussi de suivi des patients malades. Toutefois, des recherches doivent encore être menées car plusieurs questions se posent actuellement. Tout d'abord, le risque existe qu'un cancer soit détecté "trop tôt". En effet, certaines petites tumeurs naissantes peuvent régresser naturellement sans qu'on en ait jamais connaissance. Par ailleurs, on sait que le dépistage de certains cancers peu agressifs, chez des personnes déjà âgées (cancers de la prostate par exemple) n'est pas toujours utile. Or, la portée anxiogène d'un dépistage systématique n'est jamais négligeable : il est donc très important de mettre ce facteur en balance avec les risques réels encourus par le patient.


La biopsie, nécessaire au diagnostic

Rappelons par ailleurs qu'aujourd'hui, un cancer ne peut être diagnostiqué que sur la base d'une biopsie (prélèvement et analyse microscopique). L'imagerie médicale donne évidemment de précieuses indications, tout comme le dosage de certains marqueurs sanguins, mais ni l'un ni l'autre ne suffisent à poser un diagnostic. Il n'existe donc actuellement aucune méthode simple et exclusive pour détecter un cancer. Il faudra donc certainement encore un peu de temps avant que le test de l'haleine n'apporte sa pierre à l'édifice... 

Article publié par Julie Luong, journaliste santé le 03/12/2010 - 12:17

Sources : Merci au Dr Vander Steichel, directeur scientifique de la Fondation contre le cancer. Peng, J., British Journal of Cancer, juillet 2010
e-sante.fr

 Retour...   Imprimer cette page 
Mentions légales  |  Notice légale  |  Copyright © 2012 - www.pharmattitude.fr  |